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Que faire contre le mal des transports ?

Thèmes Santé -> Santé
publié le 27/06/2006

Le mal des transports : un conflit de sensations



Le mal des transports provient d’un conflit entre les informations visuelles et celles perçues par l’oreille interne. Par exemple, lorsque vous regardez une carte routière, votre image visuelle est fixe, tandis que votre oreille interne capte les accélérations et les virages. C’est précisément pourquoi on recommande au sujet sensible au mal de mer de regarder par la vitre, pour mieux coordonner les informations visuelles à celles de l’oreille interne.

Cet équilibre qui nous permet de situer notre corps dans l’espace dépend de la vision et de l’oreille interne, mais également de notre perception des mouvements, renseignée par nos muscles, nos appuis, c’est ce que l’on appelle la proprioception. C’est en s’appuyant sur ce dernier intervenant qu’est née l’idée selon laquelle l’activité physique, bien connue pour améliorer l’équilibre, pouvait aider à régler le conflit entre les informations visuelles et de l’oreille interne et donc la sensibilité au mal des transports. On a effectivement constaté que le mal des transports était moindre chez les personnes ayant pratiqué des activités sportives avant l’âge de 18 ans, notamment type judo ou trampoline, c’est-à-dire les activités qui font le plus travailler l’équilibre corporel.




La limite des médicaments contre le mal des transports

Concernant les médicaments, il en existe plusieurs catégories : antihistaminiques, amphétamines, scopalamine, antiémétiques. Certains sont plus efficaces que d’autres et cela varie selon les circonstances. Attention, la plupart d’entre eux présentent des contre-indications, notamment chez les femmes enceintes et les enfants. Et ils ne permettent généralement pas de mettre en place des mécanismes d’habituation.




Les thérapies cognitives et comportementales

En fait, ce qui marche le mieux, ce sont les thérapies cognitives et comportementales. Elles ont l’avantage de permettre la « guérison » en quelque sorte car elles aident à prévenir les troubles grâce à un processus d’apprentissage. De telles thérapies aident à remplacer un comportement aberrant par un autre mieux adapté.
À noter que cette thérapie cognitive et comportementale s’attaque tout aussi efficacement aux autres phobies : sociales, claustrophobie, peur des araignées, etc.



Quelques conseils

certaines précautions simples permettent aussi d’aider à prévenir l’apparition du mal des transports.

Le mal des transports est plus fréquent le matin que l’après-midi : voyagez alors préférentiellement en deuxième partie de journée.

En voiture ou en train, regardez par la vitre, évitez de lire, de fixer un point dans l’habitacle ou les jeux vidéo et placez les enfants sur un rehausseur afin qu’ils voient le paysage.

Évitez la chaleur : aération, voyage en fin de journée.

Pas de ventre ni trop plein, ni trop vide.

En avion ou en bateau, placez-vous au milieu, là où les mouvements sont les moins importants.

En voiture, évitez les accélérations brutales.

Faites des arrêts fréquents.

Évitez les parfums d’ambiance.

Pas d’alcool.

Veillez à avoir une respiration régulière.

Écoutez de la musique.




26/06/2006
Isabelle Eustache
Panorama du médecin, 5 juin 2006.

Source : e-sante.fr



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