Une mauvaise audition : un facteur d'isolement social
10% de la population française est touchée par les troubles auditifs, mais très peu en ont conscience. Or la surdité et la malentendance sont des sujets importants en santé, mais aussi en matière de vie sociale.
5,5 millions de Français malentendants
La surdité n'est pas l'apanage des personnes âgées. La baisse d'audition peut aussi frapper les plus jeunes et les facteurs de risques ne manquent pas, allant des maladies aux nuisances sonores de la vie moderne, en passant par les expositions professionnelles.
Sur les 5,5 millions de Français malentendants, 40% ont moins de 55 ans.
Autre fait important à souligner, seuls 15 à 20% des malentendants sont appareillés. Par ailleurs, la moitié des Français n'a jamais fait contrôler son audition.
Comment expliquer cette négligence vis-à-vis d'un sens aussi indispensable à notre autonomie et à nos activités sociales, professionnelles et familiales ?
Il est fort probable qu'il s'agisse d'un manque d'information car les tests de dépistage sont simples et les progrès technologiques en matière d'aide auditive sont assez spectaculaires.
Troubles auditifs : que faut-il savoir ?
La perte d'acuité auditive est le plus souvent très progressive, si bien qu'elle peut longtemps passer inaperçue, d'autant plus que nous adoptons inconsciemment des comportements compensateurs comme parler plus fort ou monter le son de la télé. D'où la nécessité de faire vérifier régulièrement son audition.
Symptômes indiquant une baisse auditive : mauvaise compréhension de la parole, augmentation systématique du volume de la télévision, difficultés à suivre une conversation de groupe, fatigue, problème d'attention, agressivité, anxiété.
Le spécialiste de l'audition est le médecin ORL. Il explore les causes possibles de mauvaise audition, détermine le type et de degré de surdité et prescrit le cas échéant une aide auditive.
Le médecin ORL réalise un bilan auditif qui comprend une otoscopie (examen complet du tympan et du conduit auditif externe), permettant de vérifier la présence éventuelle de cérumen, de suppuration de l'oreille, d'otite, etc., et une audiométrie. Ce test se réalise dans une cabine insonorisée et dure 15 à 20 minutes. La personne porte un casque sur les oreilles et doit identifier les sons et les mots.
Une fois l'aide auditive prescrite par l'ORL, il faut se rendre chez un audioprothésiste, spécialiste de l'appareillage. L'appareillage comprend plusieurs étapes : le choix du type d'appareil, l'adaptation, le contrôle d'efficacité immédiate et permanente. Les progrès technologiques ont été considérables et ont permis d'éliminer de très nombreux inconvénients. Les appareils sont aujourd'hui miniaturisés et donc très peu visibles, tandis que les bruits de fond et autres interférences sont fortement minimisés.
Reste le souci du prix (plus de 1.000 euros), lequel est conséquent, même si la sécurité sociale et les mutuelles en prennent une partie en charge…
12/03/2007
Isabelle Eustache
Sources : e-sante.fr
Communiqué de presse Resound Pulse, mars 2007 ; Information presse Médéric, mars 2007.
|