Le taux d’obésité chez les adultes varie fortement selon les pays européens : alors qu’il est inférieur à 10 % en Roumanie (7,9 %), en Suisse (8,1 %) et en Italie (9,9 %), il dépasse les 20 % au Royaume-Uni (24,5 %), en Irlande (23 %) et à Malte (22,3 %). La France se situe sous la moyenne européenne avec un taux de 11,2 %.
Le nombre d’enfants en surpoids ou obèses est lui aussi plus ou moins important selon les pays : si près de 30 % des enfants de 11 à 15 ans souffrent de surpoids ou d’obésité à Malte, la proportion est de 7,5 % pour la Lituanie. En moyenne, un jeune européen sur sept est en surpoids.
L’obésité touche plutôt les femmes et les milieux défavorisés
L’OCDE souligne également les inégalités sexuelles et sociales en matière d’obésité. Premièrement, les femmes sont plus souvent obèses que les hommes, même si le taux d’obésité augmente plus rapidement chez les hommes dans la plupart des pays. Surtout, l’obésité est plus courante chez les personnes pauvres et moins éduquées.
Face à cette situation, le rapport fait remarquer que « l’obésité devient l’ennemi public numéro un dans la plupart des pays de l’OCDE » en raison de ses conséquences économiques et sociales : d’une part, les personnes sévèrement obèses meurent 8 à 10 ans plus tôt que les personnes de poids normal et ont plus difficilement accès à l’emploi, et d’autre part, l’obésité est coûteuse pour les systèmes de santé.
Au-delà de ces données inquiétantes en matière de santé publique, le rapport pointe la forte augmentation de l’espérance de vie à la naissance, qui est passée de 72 ans en 1980 à 78 ans en 2007. De plus, bien que les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de mortalité en Europe, elles provoquent de moins en moins de décès.
Article publié par Hopital.fr le 09/12/2010 -
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