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L' AROMATHERAPIE soigne... (Femme actuelle 01.10)

Informations -> AROMATHERAPIE
publié le 07/02/2010

L’aromathérapie soigne : c’est prouvé !

 

 

Les chercheurs se penchent à nouveau sur les vertus des huiles essentielles. Et les résultats de leurs études sont très convaincants : la preuve en huit exemples.

 

 

 

 

Connues et utilisées depuis plus de 6000 ans, les huiles essentielles (HE), obtenues par distillation à la vapeur d’eau, sont des concentrés de principes actifs. Le développement de la chimie moderne les a un temps reléguées au rayon « remèdes de grand-mère ». Mais les chercheurs étudient à nouveau leurs propriétés. Et les résultats sont très concluants.

 

 

 

 

La vanille calme les bébés prématurés

 

 

A Strasbourg, Luc Marlier, chercheur au CNRS, a diffusé de l’huile essentielle de vanille dans les couveuses de grands prématurés. Résultat : jusqu’à 82% d’apnées en moins. L’utilisation d’huiles essentielles a aussi permis de calmer les bébés au moment des soins, notamment des prises de sang.

 

 

A essayer : pour apaiser un bébé, l’aider à s’endormir, favoriser son confort respiratoire : 2 gouttes d’HE de vanille sur un mouchoir à déposer dans son berceau, ou même sur son doudou.

 

 

A noter : toujours tenir les huiles essentielles hors de portée des enfants. Ne jamais les appliquer directement sur leur peau sans avis médical et ne pas en diffuser dans une pièce où il se trouvent.

 

 

 

 

Le thym, l’eucalyptus et l’origan combattent les affections hivernales

 

 

« Huiles essentielles : agents antiviraux » : tel était le thème de la 6e Conférence internationale d’aromathérapie clinique, qui s’est tenue en avril dernier à San Francisco. Testée sur des cultures microbiennes, l’action bactéricide, antiseptique et antivirale des huiles essentielles est aujourd’hui largement prouvée. Parmi les huiles essentielles les plus efficaces sur les virus : le thym, l’eucalyptus radiata, le niaouli, l’origan, le pin et le ravintsara.

 

 

 

 

A essayer : 1 goutte de ravintsare dans une cuil. à café de miel, 3 fois par jour pendant 21 jours à titre préventif. Egalement efficace pour dégager les voies respiratoires et renforcer les défenses naturelles, un spray aux  19 huiles essentielles (en pharmacie) à pulvériser sur un mouchoir ou à diluer dans un bol d’eau bouillante pour faire des inhalations.

 

 

A noter : ne pas utiliser d’HE riches  en phénols, comme le thym et l’origan, si on a eu une hépatite B ou C et si on est fragile du foie.

 

 

 

 

Le melaleuca ou arbre à thé soigne les mycoses

 

 

L’OMS reconnaît l’usage de l’huile essentielle de melaleuca (appelée arbre à thé, ou tea tree) pour soulager des affections cutanées, dont l’onychomycose et le pied d’athlète. Une multitude d’essais ont confirmé le puissant effet antifongique de cette huile essentielle.

 

 

 

 

A essayer : pour le pied d’athlète : 2 gouttes d’HE d’arbre à thé + 2 d’huile d’amande douce, à mettre entre les orteils quelques jours. Pour les ongles appliquer le mélange pendant 3 semaines.

 

 

 

 

A noter : l’usage oral de cette HE ne doit pas se faire sans avis médical. Surtout chez les enfants qui présentent des convulsions lorsqu’ils ont de la fièvre.

 

 

 

 

Lavande et romarin réduisent l’anxiété

 

 

6 essais cliniques sur 456 participants ont fait la preuve de leurs vertus antistress.

 

 

Ainsi, la vanille a permis de diminuer de 63% le niveau d’anxiété de patients devant subir une IRM. Dans une autre étude, des étudiants devaient faire des calculs. Après diffusion de lavande et de romarin, ils ont effectué les opérations plus vite et avec moins d’erreurs.

 

 

 

 

A essayer : 1 goutte de HE de lavande + 1 goutte de HE de vanille sur la face interne du poignet. Masser, à l’aide de ce dernier, le coude du bras opposé. Ce mélange existe aussi sous forme de roller (en pharmacie) à utiliser à tout moment en cas de stress ou de bouffées d’angoisse. Autre solution : mettre 1 goutte d’HE de lavande et 1 de romarin sur un mouchoir, à respirer dans la journée.

 

 

 

 

A noter : une même plante peut donner des HE de composition très différente selon l’endroit où elle pousse, le moment de sa récolte et la partie utilisée. Par exemple, il existe trois types d’HE de romarin : à cinéole, camphre  ou verbénone. Pour le stress, utiliser le romarin à verbénone.

 

 

 

 

Sauge et citron favorisent la mémoire et réduisent les symptômes d’Alzheimer

 

 

De plus en plus de centres de soins spécialisés dans la prise en charge de ces malades les utilisent. Les huiles essentielles de sauge et de citron pourraient, en particulier, aider les malades d’Alzheimer à préserver la mémoire et soulager les troubles du comportement, selon des chercheurs britanniques. Un récent essai avec de l’huile essentielle de lavande s’est aussi montré concluant.

 

 

 

 

A essayer : pour améliorer les performances cognitives : 2 gouttes de HE de citron sur un sucre, à prendre 1 fois par jour. Pour un effet à la fois calmant et neurotonique : mettre 10 gouttes de ravintsare + 10 gouttes de lavande dans un diffuseur atmosphérique pendant 15 minutes.

 

 

 

 

A noter : la sauge utilisée dans l’essai n’est délivrée que sur prescription médicale en raison de risques de neurotoxicité si elle est mal employée.

 

 

 

 

Romarin et menthe poivrée soulagent la douleur

 

 

Selon Serge Marchand, titulaire de la chaire « douleur et réadaptation » de l’Université de Sherbrooke, les huiles essentielles auraient, via les messages olfactifs que reçoit le cerveau limbique, un impact sur la perception de la douleur. Des données récentes montrent également qu’en pénétrant l’épiderme pour gagner la circulation sanguine, certaines huiles essentielles peuvent inhiber la réaction inflammatoire.

 

 

A essayer : HE de romarin, d’eucalyptus, de pin et de menthe poivrée, 2 gouttes de chaque + 3 gouttes d’huile d’amande douce. Masser deux ou trois fois par jour la zone douloureuse. Autre solution en pharmacie, un roller dont la bille masse efficacement les articulations, sans se salir les mains.

 

 

A noter : se laver parfaitement les mains au savon après un massage, pour ne pas conserver d’HE sur les doigts et risquer de s’en mettre dans les yeux, la bouche…

 

 

 

 

La camomille améliore la qualité de vie des malades en soins intensifs

 

 

Anxiété, douleur, fatigue, nausées : huit essais cliniques ont conclu aux bienfaits des massages aux HE. L’un d’eux a même prouvé les  vertus antalgiques et sédatives de la camomille romaine. La lavande a, elle, été utilisée avec succès dans un hôpital britannique chez 122 patients admis en soins intensif.

 

 

A essayer : contre la fatigue et la douleur, 2 gouttes d’HE de camomille romaine + 2 de lavande dans trois cuillerées à café d’huile essentielle douce : masser le long de la colonne vertébrale ou sur la plante des pieds.

 

 

A noter : en cas de pathologies graves ou d’insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque, ne jamais utiliser d’huiles essentielles sans en parler avant à son médecin.

 

 

 

 

La lavande évite l’insomnie

 

 

La lavande améliore la qualité du sommeil et serait même aussi efficace que bien des somnifères : en mesurant les ondes cérébrales, des chercheurs américains de la Wesleyan University ont constaté une augmentation des périodes de sommeil profond et une diminution des mouvements rapides des yeux durant le sommeil.

 

 

A essayer : diffuser, 20 minutes avant de se coucher, 10 gouttes de HE de lavande dans la chambre. Ou en mettre 2 gouttes sur son oreiller. Pratique, utiliser un spray contenant 12 huiles essentielles spécifiques vendu en pharmacie.

 

 

A noter : ne pas utiliser d’HE plus de trois semaines d’affilée, même à faible dose. Certaines peuvent devenir toxiques à la longue. Faire une pause d’une semaine et reprendre le traitement.

 

 

 

 

Questions Réponses

 

 

« Elles sont faciles à utiliser mais il faut prendre certaines précautions « 

 

 

Les huiles essentielles font de plus en plus d’adeptes. Au risque d’être employées à mauvais escient. Mode d’emploi.

 

 

Q. Peut-on donner à un nourrisson ?

 

 

R. Les HE ne doivent être utilisées que sur avis médical chez les bébés et les enfants de moins de 6 ans. Il y a en particulier des risques de convulsions et de troubles respiratoires.

 

 

Q. Peut-on les absorber pures ?

 

 

R. Non, sauf exception. Il faut déposer les huiles essentielles sur un morceau de      sucre, un comprimé neutre ( en vente en pharmacie) ou les mélanger à du miel ou du yogourt.

 

 

Q. Quelles règles en matière de posologie ?

 

 

R. Les dosages changent en fonction de chaque huile, de la personne, de l’affection à traiter et des éventuelles associations. Respectez les indications !  Les effets d’une huile essentielle peuvent même s’inverser si on l’emploie à forte dose. Pour une sécurité optimale, choisir en pharmacie les complexes d’huiles essentielles prêts à l’emploi.

 

 

Q. Sont-elles dangereuses pour les muqueuses ?

 

 

R. Elles peuvent déclencher des irritations, voire des brûlures. En cas de contact  accidentel, rincer avec une huile végétale (pas d’eau).

 

 

Q. Et en cas de grossesse ?

 

 

R. Elles peuvent passer à travers le placenta et mettre le fœtus en danger. Certaines peuvent même être à l’origine de fausses couches. Même prudence si on donne le sein, car elles passent dans le lait maternel. A ne jamais utiliser sans avis médical !

 

 

Q. Existe-t-il des allergies ?

 

 

R. Toute huile essentielle peut être source d’allergie. Faire un test de tolérance en étalant 1 goutte d’huile essentielle mélangée à 1 goutte d’huile d’amande douce dans le pli du coude. L’apparition d’une irritation au bout de 15 minutes contre-indique son emploi. Pour les allergiques et les asthmatiques, ne jamais les utiliser sans avis médical. Enfin, certaines étant photosensibilisantes (agrumes, bergamote, cèdre), il ne faut pas s’exposer au soleil après leur application.

 

 

Q. A forte dose, y a-t-il un risque de toxicité ?

 

 

R. Elles peuvent entraîner des perturbations hormonales, être épileptiques, neurotoxiques ou hépatotoxiques. En principe, chez l’adulte, il ne faut pas dépasser 1 goutte par 30 kilos de poids corporel et 3 prises par jour. Chez l’enfant, 1 à 3 gouttes par jour maximum, et uniquement celles utilisables en pédiatrie. En cas d’absorption importante, contacter le centre antipoison le plus proche.

 

 

Q. Comment bien les acheter ?

 

 

R. Attention aux produits frelatés ! Dans l’attente d’une réglementation européenne, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a insisté sur la nécessité du respect des critères de qualité des matières premières, du mode d’obtention et de conservation des HE. Pas d’achat sauvage sur Internet donc. Méfiez-vous aussi des «bonnes affaires » (une huile essentielles de qualité est assez chère), repérez la mention HEBBD et achetez-les de préférence en pharmacie.

 

 

 

 

Femme actuelle le 3/01/10

 

 

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